Master Zen Special Member


Inscrit le: 02 Avr 2008 Messages: 807 Localisation: Bourges
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Posté le: 08 Juin 2008 17:17 Sujet du message: |
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*Ce soir 20:40 sur Arte
The greatest
Le fascinant parcours de Muhammad Ali, de son enfance dans le Kentucky à son triomphe à Kinshasa en 1974. Un biopic interprété par le boxeur lui-même, avec d’impressionnantes scènes de combat.
En 1964, Cassius Clay devient champion du monde des poids lourds. Au lendemain de cette victoire, il révèle qu’il est membre des Black Muslims, change de nom et défie l’Amérique blanche en lançant : “Clay est un nom d’esclave et je n’ai que faire des Blancs. Je suis musulman et je m’appelle Muhammad Ali.” Puis, il refuse de partir combattre ses “frères vietnamiens”. L’Amérique scandalisée lui retire son titre et sa licence. Muhammad Ali disparaît de la scène pour ne pas avoir respecté les règles du “jeu”. Mais en 1974, il annonce qu’il veut reconquérir son titre de champion du monde…
*Mercredi 11, 21:00 sur Arte
Jack Johnson - Le champion qui divisa l'Amérique
À travers la vie rocambolesque de Jack Johnson, premier Noir champion du monde de boxe dans la catégorie reine des poids lourds, un étonnant portrait en creux de l'Amérique ségrégée du début du XXe siècle.
Né en 1878 au Texas, Jack Johnson commence à boxer très jeune. La progression de ce fils d'anciens esclaves est fulgurante. Mais, malgré ses prestations, il ne peut défier le champion du monde des poids lourds : les Noirs n'ont alors pas le droit de prétendre à ce titre. L'opiniâtreté de Johnson finit par payer : le 26 décembre 1908, il devient le premier Noir tenant du titre en dominant le Canadien Tommy Burns. Jack Johnson reste champion du monde face à Stanley Ketchel, puis James Jeffries, dans un combat organisé à Reno en 1910 devant 22 000 spectateurs. L'annonce de cette nouvelle victoire provoque la colère de la population blanche ; les agressions racistes se multiplient dans tout le pays, faisant des dizaines de morts. Désormais, le monde de la boxe se cherche un sauveur, the great white hope (le "grand espoir blanc") qui pourra rétablir la supériorité ébranlée de l'homme blanc. De son côté, Johnson devient une star planétaire. Incontesté dans son art et très sollicité par les médias, il effraie néanmoins l'Amérique profonde. Non parce qu'il se fait le porte-parole de la communauté noire : profondément individualiste, Johnson reste au contraire éloigné de la politique. Mais il cristallise les tensions raciales et mène une vie dissolue qui alimente largement les faits divers. Poursuivi pour avoir épousé une femme blanche (un crime dans l'Amérique de l'époque), Johnson est obligé de fuir au Canada, puis en France. En 1915, il perd son titre face à Jess Willard, à Cuba. Champion déchu, il négocie son retour au pays et purge une peine de prison (pour son mariage) avant de s'engager dans l'armée à la fin de la Première Guerre mondiale...
Filmée, photographiée et commentée par la presse, la vie de Jack Johnson a dépassé le cadre strictement sportif. Le film offre en creux le portrait d'une Amérique méconnue, celle des années 1905-1920, avec de nombreuses archives (films d'actualités, photos et articles de presse). _________________
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