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Posté le: 18 Aoû 2007 10:11 Sujet du message: |
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Et Diaw est arrivé...
17/08/2007 - 22:36
Par OLIVIER CHAUVET
De Sports.fr
L'équipe de France a entamé le Tournoi de Paris par une victoire sur le Portugal (86-64) vendredi à Coubertin. Sans être transcendants, les Bleus se sont imposés grâce notamment à Boris Diaw, enfin autorisé par les Suns à jouer. Tony Parker fut l'un des grands artisans de la victoire avec 21 points. Si le jeu des Français fut brillant par instant, des réglages doivent encore être effectués avant d'entamer l'Euro, qui se tiendra début septembre en Espagne. Samedi, la France affronte la République tchèque, battue par la Russie (83-80).
Tony Parker s'est faufilé dans la défense portugaise pour offrir la victoire aux Bleus.
L'équipe de France est passée à un niveau supérieur dans sa préparation à l'Euro qui se tiendra en Espagne du 3 au 16 septembre. Après un Tournoi de Strasbourg, qui a apporté quelques satisfactions, mais aussi bon nombre d'inquiétudes, les Bleus ont entamé le Tournoi de Paris avec une confiance décuplée, avant même d'affronter le Portugal pour leur première rencontre. A quelques minutes du coup d'envoi, Claude Bergeaud et ses hommes avaient en effet appris la bonne nouvelle. Boris Diaw, contraint à l'immobilisation par son club des Phoenix Suns depuis plus d'un mois en raison d'un problème d'assurance pour son dos, était enfin autorisé à jouer. Le sélectionneur tricolore ne cachait pas sa satisfaction au micro de Sport +: "Ça s'est fait dans la précipitation, nous avons appris la nouvelle il y a quelques minutes seulement. Nous sommes très heureux de pouvoir compter sur Boris, nous allons désormais pouvoir monter en puissance dans notre préparation".
Conséquence de ce retour, Cedric Ferchaud devait prendre place dans les tribunes de Coubertin, au même titre que Florent Pietrus pas encore remis de son élongation aux ischio jambiers. De son côté, le Choletais, à la lutte avec Michel Morandais pour une place sur la liste, ne semblait pourtant pas tenir rigueur à son coach de cette mise à l'écart : "On aimerait tous jouer tous les matches mais on ne peut pas être déçu si on n'est pas sur le parquet. Je me tiens prêt, c'est ça l'équipe de France". Claude Bergeaud avait sûrement choisi de maintenir Morandais dans le groupe afin de lui redonner confiance après un Tournoi de Strasbourg médiocre (1 sur 17 aux tirs). Pour affronter le Portugal, invité surprise de l'Euro, le coach tricolore avait décidé d'aligner un cinq de départ proche de celui qui avait débuté à Strasbourg, le seul Yakhouba Diawara laissant sa place à Tariq Kirksay à l'aile, accompagné de Parker, Gomis, Giffa et Weis.
Parker fait le show
Dans une salle chauffée à blanc, les Bleus entamaient parfaitement la rencontre avec un premier panier de Kirksay, suivi de près par une action individuelle de Parker qui, pour son retour à Coubertin où la star des Spurs n'avait plus jouée depuis près de six ans, prenait de vitesse la défense portugaise (4-0). Mais les Portugais infligeaient rapidement un 9-0 aux Bleus sur trois tirs primés, leur arme maîtresse (4-9). L'entrée rapide de Boris Diaw, sous les ovations du public, allait dynamiter l'attaque française. Sur un rebond défensif du joueur des Suns, Diawara adressait une passe lumineuse à Turiaf, tout seul sous le cercle, qui concluait l'action d'un dunk rageur pour recoller au score (9-9).
Le pressing très agressif de la défense française gênait considérablement les Portugais, dont l'ensemble des points du premier quart temps n'ont été marqués qu'à trois points. Au buzzer, les Bleus menaient péniblement d'un petit point (13-12). Dès l'entame du deuxième quart temps, Diaw se révélait précieux en défense et par sa capacité de porter rapidement le jeu vers l'avant. Véritable métronome du jeu français, il se mettait une fois de plus en valeur par son altruisme. Yakhouba Diawara n'était également pas en reste dans cette première période. Le joueur de Denver enchaînait deux paniers à trois points, qui portait son total à la pause à12 points en 14 minutes de jeu et un 3/3 à trois points. Les Bleus parvenaient à la mi-temps avec une bonne performance à trois points (5/ 8 ), mais de piètres résultats en lancer francs (4/13). Ils étaient tout de même parvenus à confirmer leur avance sur les Portugais (37-31).
Au retour des vestiaires, les Bleus passaient définitivement la vitesse supérieure en infligeant un 7-0 à leurs adversaires (44-31). Les Portugais étaient plus que dominés dans la raquette, mais ne perdaient pas leur adresse au tir, 10/22 à 3 pts à la fin de la rencontre. Malgré sa solidarité, le bloc lusitanien ne tarda pas à se lézarder, au moment où les Français commencèrent le show par leur revenant Boris Diaw. Sur une passe millimétrée de Parker, le joueur des Suns claquait un dunk arrière rageur (58-48 ). Dans le dernier quart temps, Claude Bergeaud profita de l'avance prise par les siens pour faire rentrer des joueurs en manque de temps de jeu comme Jeanneau, Badiane et Morandais. Les derniers instants furent entièrement à l'avantage des Bleus emmenés par un Tony Parker décidé à faire plaisir au public parisien. Le dernier MVP de la finale NBA, marquait la fin de match de son empreinte en rentrant deux tirs à trois points, dont un dernier de neuf mètres au buzzer. Le public était conquis et les Bleus se rassuraient avec une victoire aisée (86-64).
Avec Boris Diaw, avide de temps de jeu et précieux dans la dernière passe, Tony Parker (21 points), Yakhouba Diawara (16 points) et Ronny Turiaf (10 points) décisifs en attaque, la France peut viser haut à l'Euro, d'autant qu'elle enregistrera bientôt le retour de Florent Pietrus. Mais, cet ensemble d'individualités hors-normes doit continuer dans cette voie pour donner naissance à un collectif soudé et cohérent.
La feuille de match
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